All is well !

By Julie - mardi, août 22, 2017




Bientôt 2 mois que je suis rentrée et pour être toute à fait honnête, à la place de me sentir déprimée ou ultra-super-motivée à repartir, comme ça aurait été le cas encore l'année dernière, pour le moment, je me sens profondément bien. 
J’ai appris, tout doucement, à connecter l’intérieur et l’extérieur.

Ce que je suis avec ce que je fais. Arrêter de suivre les schémas établis, arrêter de chercher les réponses à mes questions à l’extérieur de moi. Essayer de suivre mes émotions et mes intuitions.

La vie n’est pas censée être une bataille constante. Si elle l’est alors, peut-être qu’il est temps de changer quelque chose.
On nous apprend tellement à nous battre, à nous projeter, on entre dans la vie prêt à survivre à toutes les guerres. Des boulots qu’on déteste, des gens qui ne nous font pas du bien, des modèles de vie qui nous empoisonnent.

L’image du bonheur qu’on nous présente aujourd’hui est absolument épuisante.

On croit qu’il y aura un moment où tout dans notre vie sera enfin en place. Amour, appartement, job, amis, corps parfait, tout.

Je ne crois pas à ces moments. On a toujours un truc “bientôt fini”, un truc “qui se casse la gueule” et un truc “travaux en cours”. Toujours. Et c’est tant mieux.

Nous sommes faits pour être en constante évolution. Pour grandir, mûrir, apprendre et se muer

Savoir apprécier, remercier et respecter ce que l’on a, ce que l’on est. Vivre pleinement les moments, sachant qu’ils ne dureront peut-être pas. Bosser en appréciant le travail et sans trop penser aux résultats. Avoir de l’humour, du recul, éviter le piège de toujours penser que le bonheur c’est demain et savoir aimer nos rêves pour ce qu’ils sont, des rêves et des projets auxquels on accédera un jour, quand le temps sera venu.

Je pense avoir manqué beaucoup, au cours des dernières années, dans ma quête inlassable et épuisante de succès, de voyages, de réussite.
La médiocrité ou même la banalité me terrifient au plus haut point
Depuis quelques mois j’essaye de vivre dans le présent et ça change tout, complètement.

Je ne fais plus les choses “pour plus tard” et je ne passe plus de nuits blanches à me poser 1 milliard de questions. A échafauder les plans d'attaques les plus dingues. A vouloir tout faire. Tout essayer. Aller partout. Ouvrir toutes les portes. 
J’essaye d’avoir confiance en mon instinct et de laisser ma vie se construire au jour le jour, en faisant confiance au "hasard", sans essayer de tout forcer et de tout diriger. Parfois c’est un challenge, parce que je fais partie de ces gens qui croient (croyaient) qu’ils peuvent tout influencer.

Je ne pense pas au passé, ni au futur. Juste au présent.
C’est un challenge, mais ça renferme des moments merveilleux de confiance et de joie ! C’est libérateur et apaisant.

Je construits ma vie sur l'envie d'avancer, sur l'amour des choses, des gens, de la vie et non plus sur la peur viscérale que mes rêves ne se réalisent pas. 
Une confiance inébranlable a remplacé les "Oui mais et si?" "Et là, je fais quoi si?" "Si" "Si" "Si" et la phrase néfaste qui suit souvent se sont pris un grand coup dans les fesses et... 
c'est une tout autre mécanique.
Ça paraît tellement simple, tellement... bête
Et pour moi, ça change tout. TOUT 
Un poids énorme s'est enlevé de mes épaules. 
et chaque jour j'agis en ce sens 

Se trouver, ça ne s’arrête pas une fois que l’on a trouvé la bonne direction. La liberté d’être soi, c’est un chemin qu’il faut entretenir chaque jour, sinon il se remplit de broussailles et on oublie. 
On se laisse bercer par les messages ambiants “Voilà ce qu’est la beauté ! Voilà ce qu’est le succès ! Voilà ce qu’est le bonheur !” et l’on s’y perd à nouveau.

J’ai envie de célébrer ces moments de doute et de changement, de repli.
Accepter que parfois être suffit.
Qu’on n’est pas toujours oblige de faire, de prouver, de se battre.

Parfois, on peut être moins. Et que ceux qui nous aiment nous laisseront le temps. Autant de temps qu’il nous faudra. Et que notre flamme reviendra, peut-être la même, peut-être différente, qui sait ? C’est la magie de la vie ! Et qu’on peut, parfois, faire une pause.

Faire moins, pour être plus.

Sans renoncer, jamais, à ses buts ultimes. Ou encore à sa vision du bonheur le plus pur. Après tout, c'est comme une boussole, c'est ce qui nous guide. 
Paradoxalement, j'ai redéfinis certains buts de vie par lesquels je suis plus motivée que jamais. 
Je suis calme, concentrée 
J'ai appris que s'agiter dans tous les sens en attendant que quelque chose arrive ne sert à rien. A rien.
Pendant très longtemps, j'étais persuadée que quand quelqu'un veut quelque chose, s'il n'agit pas à la réalisation dans l'instant, la motivation passera, l'envie mourra et la frustration et les regrets naîtrons. 
J'ai été témoins de beaucoup de situations comme celle-là autours de moi et je trouve que c'est la chose la plus triste du monde.

Alors soyons sages, soyons cons, soyons talentueux, soyons ambitieux et heureux et calmes, et réfléchis, laissons-nous porter, mais soyons nous-mêmes. Soyons connectés à l’être profond que nous sommes, l’enfant à l’intérieur, confiant, plein d’amour pour lui-même et pour les autres. Soyons patients, et soyons bienveillants. Envers nous-mêmes et envers ce monde <3 

Bon mardi! 





  • Share:

You Might Also Like

0 commentaires